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Entretien | Un député de l’Ouest, au lendemain de la séance royale : « J’ai vu le Roi jurer de mourir pour la Charte ; qu’un maréchal l’ait trahi n’ôte rien à ce serment, il l’agrandit »

Gentilhomme d’un département fidèle de l’Ouest, royaliste attaché à la Charte, il siège à la Chambre des députés et se trouvait hier, 16 mars, sur les bancs lorsque Sa Majesté est venue en personne engager sa parole devant les deux Chambres. Ce matin, comme tout Paris, il apprend le ralliement du maréchal Ney — celui-là même qui avait promis de ramener Bonaparte enchaîné. Entre l’émotion de la séance royale et le coup que porte cette défection, il dit l’état d’âme de la France fidèle : l’honneur qu’on trahit, la foi qu’on garde, et cette conviction qu’il oppose aux aigles revenues — que la Charte est un rempart plus sûr qu’une épée qui tourne.

Propos recueillis par Eugénie Forcade 17 mars 1815 17 min de lecture

Nous l’avons rencontré ce matin dans un cabinet voisin de la Chambre, où quelques députés des départements se tenaient réunis, cherchant à s’instruire des nouvelles et à s’affermir les uns les autres. La cinquantaine, la mise sobre d’un gentilhomme de province, l’accent et la fierté d’un pays de l’Ouest resté fidèle au trône, il parle du Roi avec une déférence qui n’a rien d’affecté et de la Charte avec la ferveur d’un homme qui y a mis sa foi politique. Il sortait à peine, disait-il, de l’émotion de la veille, lorsque la nouvelle de Lons-le-Saunier est venue le frapper comme elle a frappé toute la ville.

Il s’exprime avec gravité, sans emportement, pesant l’honneur des mots ; on sent chez lui l’homme d’ordre que la brutalité des ultras effraie presque autant que la marche de l’usurpateur, et qui place son espérance non dans un coup de force mais dans la fidélité des Chambres, de la Garde et des provinces. Il ne cache ni son accablement ni les doutes que lui laisse une nouvelle encore à demi rumeur ; mais il ne renonce à rien.

Nous restituons ses propos comme la reconstitution plausible de ce qu’un député royaliste des départements, présent à la séance du 16 mars, pouvait dire et ressentir au matin du 17. L’homme qui parle ici est un personnage composite et fictif, non une figure authentifiée : son témoignage assemble ce qui est connaissable à Paris à cette date, sans rien emprunter à ce que nul, à cette heure, ne connaît.

Grand entretien

Un député des départements, gentilhomme royaliste de l’Ouest attaché à la Charte, présent à la séance royale du 16 mars 1815 (personnage fictif et composite reconstitué)

Note de rédaction : entretien reconstitué. L’interlocuteur est un personnage fictif et composite — un député royaliste constitutionnel d’un département de l’Ouest, fidèle au Roi et à la Charte — assemblé à partir de ce qui est connaissable à Paris le 17 mars 1815 : la séance royale de la veille, les paroles fameuses prêtées au Roi, et la nouvelle du ralliement du maréchal Ney parvenue dans la nuit. Ses propos ne sont pas des citations authentifiées ; les mots qu’il rapporte du souverain ou du maréchal, il les cite « tels qu’ils courent » ou « tels qu’il les a entendus », sans prétendre au procès-verbal. L’entretien s’en tient strictement à l’horizon du 17 mars 1815.

Monsieur le député, vous étiez hier à la séance royale. Décrivez-nous ce que vous avez vu lorsque le Roi est entré dans la salle.

Je n’oublierai pas cette entrée de ma vie, monsieur, quand j’aurais l’âge du Roi lui-même. Sa Majesté est venue appuyée sur le bras de ses officiers, la démarche entravée par le mal qui l’accable, et cette lenteur même, loin de diminuer la scène, lui donnait je ne sais quoi de plus grave et de plus touchant. Toute la salle s’est levée d’un mouvement ; les chapeaux ont volé, les tribunes ont crié « Vive le Roi ! », et j’ai vu pleurer autour de moi des hommes que l’on n’imaginerait pas capables d’une larme. Nous étions là, députés des départements, pairs de France, princes du sang, tous serrés dans un même sentiment. On avait beau savoir la menace qui remonte du Midi, dans cette salle, en cet instant, la France paraissait entière et debout derrière son Roi.

Quelles paroles du Roi vous ont le plus frappé ?

Il en est une que je porterai en moi comme on porte un serment reçu. Le Roi a parlé de la Charte qu’il nous a librement donnée, disant qu’il en était le gardien et que ses craintes n’allaient point à sa personne mais à la France ; puis, élevant la voix dans un silence que je n’ai jamais entendu aussi profond, il a dit à peu près ceci — je le rapporte comme il est tombé sur nous : « Pourrais-je, à soixante ans, mieux terminer ma carrière qu’en mourant pour sa défense ? » Songez à ce que c’est, monsieur, d’entendre un vieux Roi, malade, offrir ainsi sa vie devant vous. Et il a ajouté, avec cette simplicité qui vaut mieux que toutes les harangues : « Quoi qu’il arrive, je ne quitterai pas mon fauteuil. » Ces mots, je les tiens pour un pacte. Le Roi reste ; nous resterons avec lui.

Vous sortiez de cette émotion lorsque, ce matin, la nouvelle du maréchal Ney vous est parvenue. Comment l’avez-vous apprise ?

Par la rumeur d’abord, cette rumeur qui court Paris plus vite que les courriers et qu’on voudrait ne pas croire. On se le disait de bouche en bouche dès l’aube, aux abords des ministères, dans les antichambres : le prince de la Moskova aurait tourné ses armes, il aurait à Lons-le-Saunier délié ses soldats de leur serment. Je vous avoue que mon premier mouvement fut le refus. J’ai dit : cela n’est pas possible, on grossit, on invente, c’est un bruit de café. Puis les avis se sont recoupés, et il a bien fallu s’incliner devant ce qui vient de trop de côtés pour n’être qu’un mensonge. Je ne tiens pas encore chaque détail pour assuré — le jour même de sa proclamation, on me le donne tantôt au 14, tantôt à la veille — mais le fait, hélas, le fait paraît debout.

Le maréchal Ney avait, dit-on, promis au Roi de ramener Bonaparte enchaîné. Que vous inspire un tel revirement ?

Ce qu’il m’inspire ? Une tristesse que je ne saurais vous dire, et quelque chose de plus âpre encore, qui touche à l’honneur. On lui prête ce mot — je le donne pour ce qu’il vaut, car ces formules-là courent les salons et la rumeur habille volontiers les grands hommes de phrases qui font image —, on lui prête d’avoir juré de rapporter l’aventurier « dans une cage de fer ». Qu’un soldat se trompe de camp dans le tumulte, un cœur généreux le comprend encore. Mais qu’un maréchal de France, comblé d’honneurs par le Roi, parti de cette ville avec cette promesse à la bouche, se retourne ainsi… voilà qui n’afflige pas seulement le royaliste, monsieur : cela blesse l’idée même qu’on se fait de la parole donnée. Je ne veux pas le juger sans l’entendre ; mais si ce que l’on rapporte est vrai, c’est un grand nom qui vient de se ternir.

Cette défection ne prouve-t-elle pas que l’armée, dans sa masse, penche vers l’usurpateur ?

Elle prouve que l’on a eu tort de tout attendre de l’épée, et de cette épée-là surtout. Voyez, monsieur : ces régiments que l’on nous donnait pour le rempart du trône, ce sont pour beaucoup les anciens soldats de l’Empire, dont le cœur n’a jamais tout à fait quitté leurs aigles. On l’a vu au défilé où la troupe a refusé de faire feu ; on le voit aujourd’hui avec le maréchal. Je ne m’en étonne qu’à moitié, et c’est bien là ce qui me tourmente : cette armée revenue à Bonaparte, elle suit un homme, non une cause ni un droit. Or il est en France d’autres fidélités, moins bruyantes et plus sûres : les Chambres qui ont juré hier, la Garde nationale des villes, les volontaires royaux qui s’offrent, les provinces qui n’ont pas oublié leur Roi. C’est de ce côté que je regarde, et non du côté des baïonnettes qui changent de maître à la première voix venue.

Vous revenez sans cesse à la Charte. Pourquoi placer là votre espérance plutôt que dans la force ?

Parce que la Charte, monsieur, est ce que nous avons de neuf et de solide, et que je n’ai pas fait le voyage de mon département pour la voir emporter. Comprenez-moi bien : je suis royaliste de naissance et de conviction, mais je ne suis pas de ceux qui rêvent de faire reculer l’horloge de vingt-cinq ans. La Charte a donné à la France un gouvernement représentatif, deux Chambres, des libertés garanties, l’assurance qu’on ne reviendrait ni sur les personnes ni sur les biens acquis ; elle a réconcilié le trône et la nation nouvelle. C’est cela, ce contrat entre le Roi et le pays, qui fait la force de notre cause et non sa faiblesse. Une épée peut tourner, un régiment peut se rallier ; mais un pays qui tient à ses lois et à ses libertés ne se conquiert pas d’une chevauchée. Voilà pourquoi je dis : notre rempart n’est pas seulement dans les canons, il est dans la Charte que le Roi a jurée et que nous avons jurée avec lui.

On dit la Chambre unanime. Mais tous les royalistes partagent-ils votre foi dans la Charte ?

Vous touchez là, monsieur, à une chose dont nous parlons entre nous à voix basse et qu’il serait vain de vous cacher. L’unanimité d’hier était sincère dans son émotion, je vous le garantis ; mais elle recouvre des tempéraments fort divers. Il est parmi nous des hommes ardents, proches de l’entourage de Monsieur, qui voudraient des pouvoirs d’exception, une main plus lourde, et qui regardent la Charte comme une concession dont on pourrait un jour se dispenser. Je ne suis pas de ceux-là, et je le dis sans détour : je crains leur zèle presque autant que je crains l’usurpateur, car c’est en effrayant le pays, en lui donnant à redouter un retour de l’ancien ordre, qu’on a préparé le lit où Bonaparte se recouche. Nous autres, modérés, nous croyons que le trône ne se sauvera qu’en tenant sa parole, non en la reprenant. C’est un débat que la crise n’éteint pas ; elle le rend plus pressant.

Quels moyens de défense voyez-vous, à Paris et dans le pays, pour arrêter cette marche ?

Il en est, et il ne faut pas se peindre la situation plus noire qu’elle n’est. Le Roi a rappelé l’armée sous les armes ; la Garde nationale de Paris se tient prête, et j’ai vu de mes yeux quel esprit l’anime ; on parle de lever des volontaires royaux, et déjà la jeunesse s’inscrit, l’École de droit en tête, qui a fait porter au Roi qu’elle n’abandonnerait ni son souverain ni sa constitution. Les princes eux-mêmes sont à la peine : Monsieur le comte d’Artois, Monseigneur le duc de Berry se portent au-devant du danger. Tout cela n’est pas rien, monsieur. Si la résolution montrée hier aux Chambres se change en actes dans les jours qui viennent, si l’on arme les fidèles avec autant de diligence que les serments se sont prêtés, l’usurpateur trouvera devant lui autre chose qu’un chemin ouvert.

Et vos provinces de l’Ouest, monsieur — comment les voyez-vous en cette heure ?

Je réponds de mon pays comme de moi-même. Nous sommes de ces contrées qui ont beaucoup souffert et beaucoup versé de leur sang pour la cause du Roi, aux plus mauvaises années ; on n’oublie pas de telles épreuves, et la fidélité y a des racines que ne coupe pas une proclamation lue sur une place de garnison. Là où l’armée impériale a gardé ses regrets de l’Empire, nos campagnes, elles, ont gardé leur Roi et leurs autels. Je ne dis pas que tout y soit calme ni que tous y pensent comme moi ; je dis que si la France fidèle doit se compter, l’Ouest sera au rendez-vous, et que le trône y trouvera des bras qui ne tournent pas. C’est même là, je vous l’avoue, une des pensées qui me soutiennent ce matin, quand celle du maréchal m’accable.

Le Roi a juré de ne pas quitter son fauteuil. Certains bruits, pourtant, parlent de conseils qu’on lui donnerait de s’éloigner. Qu’en croyez-vous ?

Je crois la parole du Roi, monsieur, et je la crois parce qu’il l’a donnée devant nous, dans la solennité de la séance, les yeux dans les yeux de la nation. « Quoi qu’il arrive, je ne quitterai pas mon fauteuil » : voilà ce que j’ai entendu, et ce n’est pas un mot qu’on prononce à la légère quand on est un vieux Roi devant ses Chambres. Qu’il se trouve autour de lui des esprits inquiets pour murmurer d’autres avis, je le veux bien ; il y a toujours, dans les cours, des gens qui conseillent la prudence quand le prince veut le courage. Mais je m’en tiens à ce que le Roi a dit publiquement, et non à ce qu’on lui prêterait tout bas. Douter de sa parole, ce serait déjà commencer à trahir la mienne. Le Roi reste : c’est sur ce roc que je pose le pied ce matin.

Ne redoutez-vous rien, en cette heure ? Vous nous avez dit votre foi ; dites-nous vos craintes.

J’en ai, et je serais un sot ou un vantard de le nier. Je crains la rapidité de cette marche, qui va plus vite que nos remèdes ; je crains que la nouvelle du maréchal n’en entraîne d’autres, que d’autres corps ne se laissent gagner par l’exemple, et qu’un front tout entier de l’Est ne s’ouvre là où l’on comptait un rempart. Je crains aussi, je vous l’avoue, la division parmi les nôtres : que les ardents ne compromettent par leur excès la cause que la modération pourrait sauver. Et par-dessus tout, je redoute pour la France ce que ce retour peut réveiller au-dehors : les puissances qui ont fait la paix l’an dernier ne verront pas d’un œil tranquille reparaître l’homme qu’elles ont abattu. La guerre, monsieur, cette guerre dont nous sortions à peine — voilà mon vrai effroi. Mais craindre n’est pas renoncer, et un homme d’honneur reste à son poste même quand la crainte l’habite.

Que direz-vous, en rentrant, à ceux de votre département qui vous ont envoyé ici ?

Je leur dirai la vérité, telle que je l’ai vue de mes yeux, sans la farder ni dans un sens ni dans l’autre. Je leur dirai que la journée est sombre, qu’un grand nom nous a manqué, que l’usurpateur avance ; mais je leur dirai aussi que j’ai vu le Roi jurer de mourir pour la Charte, que j’ai vu la Chambre entière pleurer et se lever pour lui, et que Paris fidèle n’a point courbé la tête. Je leur dirai de rester unis, de se défier autant des exaltés que des tièdes, et de tenir à leur Roi comme à leur constitution, car l’un ne va plus sans l’autre. Et je leur dirai enfin ce que je me dis à moi-même ce matin : qu’une épée peut trahir, mais qu’un serment tenu par tout un peuple est plus fort que toutes les défections. Là est ma foi ; je m’y range, et j’y demeure.

Le contexte

Débarqué au golfe Juan le 1er mars 1815 après s’être échappé de l’île d’Elbe, Napoléon Bonaparte a remonté par les Alpes — Grenoble le 7 mars, Lyon le 10 — sans rencontrer de résistance effective, les troupes envoyées contre lui se ralliant en plusieurs lieux à sa marche.

Louis XVIII règne depuis avril 1814 en vertu de la Charte constitutionnelle du 4 juin 1814, qui a établi un régime représentatif à deux Chambres — la Chambre des pairs, nommée, et la Chambre des députés des départements, élue, présidée par M. Lainé.

Le 16 mars 1815, en séance royale tenue à la Chambre des députés en présence des pairs et des princes du sang, le Roi est venu en personne engager sa parole pour la défense de la patrie et de la Charte, dans une atmosphère d’enthousiasme unanime.

Envoyé par le Roi pour couvrir la Franche-Comté et barrer la route à l’ancien empereur, le maréchal Ney, prince de la Moskova, aurait, à Lons-le-Saunier, proclamé à ses troupes que « la cause des Bourbons est à jamais perdue » ; la nouvelle en est parvenue à Paris dans la nuit du 16 au 17 mars.

État des informations

Entretien reconstitué au matin du 17 mars 1815 auprès d’un député royaliste fictif et composite, présent à la séance royale de la veille. Le journal restitue une voix royaliste sincère sans épouser ni la Cour ni le dénigrement de son adversaire : le cadrage demeure lucide et distancié. L’entretien s’en tient à ce qui est connaissable à Paris à cette date — la séance du 16 mars, les paroles fameuses du Roi, la nouvelle du ralliement de Ney — et ne préjuge en rien de la suite. Les mots prêtés au Roi et au maréchal sont maniés comme propos rapportés, non comme verbatim d’archive.

Ce que l’on sait

  • Le 16 mars 1815, Louis XVIII s’est rendu en séance royale devant les Chambres assemblées et s’est engagé publiquement à défendre la patrie et la Charte ; les princes du sang y ont prêté serment de fidélité.
  • La nouvelle du ralliement du maréchal Ney, parti avec mission du Roi de barrer la route à Napoléon du côté de l’Est, est parvenue à Paris dans la nuit du 16 au 17 mars et s’y est répandue dès le matin.
  • Napoléon Bonaparte, débarqué le 1er mars, avance vers le nord ; Grenoble et Lyon ont été franchis sans résistance effective, plusieurs corps envoyés contre lui s’étant ralliés à sa marche.
  • Le gouvernement du Roi a rappelé l’armée sous les armes et l’on mobilise la Garde nationale, les volontaires royaux et les princes pour la défense.

Ce que l’on ignore

  • Le jour exact de la proclamation de Ney, rapporté ici au 14 mars mais que certains avis placent la veille.
  • L’ampleur réelle de la défection de Ney et son effet sur les autres corps de l’Est demeurent incertains au matin du 17 mars.
  • Les mesures concrètes que le gouvernement royal parviendra à mettre en œuvre, et l’attitude que tiendront les puissances étrangères, ne peuvent être anticipées.
  • L’issue de la crise politique et militaire est entièrement ouverte à cette date et n’est pas préjugée.

Sources historiques utilisées

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Herodote.net — « 19 mars 1815 »

Article consulté pour les citations royales de la séance du 16 mars (« Pourrais-je, à soixante ans… » ; « Quoi qu’il arrive, je ne quitterai pas mon fauteuil ») et le contexte politique de la crise.

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Wikipédia — Chambre des députés (Restauration)

Article FR consulté pour la nature de la Chambre des députés des départements sous la première Restauration (Charte du 4 juin 1814, présidence de Lainé), afin d’écarter tout anachronisme.

editorial-reconstruction

Note de reconstitution éditoriale — entretien avec un député royaliste de l’Ouest

L’interlocuteur est un personnage fictif et composite reconstitué à partir de ce qui est connaissable à Paris le 17 mars 1815 : la séance royale du 16 mars, les paroles fameuses du Roi, la nouvelle du ralliement de Ney. Ses propos ne sont pas des citations authentifiées ; les mots qu’il prête au Roi ou au maréchal sont rapportés « tels qu’ils courent » ou « tels qu’il les a entendus », sans prétention au verbatim. L’entretien ne mobilise aucune connaissance postérieure au 17 mars 1815.

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