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Entretien | « Nous vivons de placards et de silences » — une épouse d'officier raconte la nuit où Paris crut l'Empereur mort

Dans la nuit du 22 au 23 octobre, un bruit a couru Paris avant le jour : l'Empereur serait tombé « sous les murs de Moscou », l'Empire à bas, un gouvernement nouveau en train de se faire. Au matin, des placards ont démenti : l'Empereur vit, un homme est arrêté, l'ordre est rentré dans ses gonds. Madame Hortense Delaunay, épouse d'un capitaine de la Grande Armée parti aux armées ce printemps, a vécu ces heures dans son logement de la rive droite. Elle nous parle de cette peur d'une nuit — et de l'autre, celle qui ne la quitte plus depuis des semaines : l'absence de nouvelles de son mari.

Propos recueillis par notre rédaction Paris, 23 octobre 1812 15 min de lecture

« On a cru, cette nuit, que tout était fini. » La phrase, nous l'avons entendue vingt fois depuis ce matin, aux portes des boutiques et sous les arcades. Dans les heures qui ont précédé le jour, un bruit s'est répandu de rue en rue : l'Empereur serait mort là-bas, en Russie ; il se formerait un autre gouvernement ; on aurait vu des soldats en armes du côté des casernes de l'est. Puis, la matinée venue, des affiches ont rassuré la ville : l'Empereur se porte bien, un aventurier a été démasqué, les autorités ont repris les choses en main. Entre l'effroi et le soulagement, il ne s'est pas écoulé une demi-journée.

Pour comprendre ce que Paris a éprouvé dans cet intervalle, nous avons recueilli le témoignage d'une femme dont le mari sert aux armées. Madame Hortense Delaunay est l'épouse d'un capitaine parti sous les aigles au printemps, dont elle est sans nouvelles depuis plusieurs semaines. Elle a bien voulu nous recevoir dans son logement, en fin de journée, une fois l'alarme dissipée. Elle parle bas, posément, comme quelqu'un qui a peu dormi.

Ce qu'elle raconte n'est pas la chronique des événements — cela, nul dans la rue n'en tient encore le fil exact — mais leur envers : la façon dont une nouvelle publique se lit d'abord comme une nouvelle privée, et dont la peur d'un trône vacant se confond, chez une femme seule, avec la peur pour un absent.

Grand entretien

Madame Hortense Delaunay, épouse d'un capitaine de la Grande Armée, en campagne de Russie

Note de rédaction : entretien fictif et reconstitué. Madame Delaunay n'est pas une personne réelle : c'est un personnage composite, assemblé pour représenter les épouses d'officiers parisiennes de l'automne 1812, dont beaucoup attendent alors des nouvelles d'un mari parti aux armées. Ses propos ont été recueillis le 23 octobre 1812 au soir, une fois l'alarme de la nuit dissipée. À cette date, notre rédaction ne connaît de la campagne de Russie que la victoire de la Moskova et l'occupation de Moscou par la Grande Armée ; du reste, nous n'avons que le silence. La prudence sur ce que l'on ignore vit dans cette note et dans l'état des connaissances ci-dessous, non dans le fil de l'entretien.

Madame, on dit que vous avez appris avant le jour cette nouvelle qui a tant remué Paris. Comment cela vous est-il venu ?

Par la rue, monsieur, comme presque tout ce que nous apprenons. Il faisait encore nuit. J'ai entendu du bruit sous mes fenêtres, des pas, des voix qui n'étaient pas des voix de gens qui rentrent d'un souper. J'ai cru d'abord à une querelle. Puis on a frappé chez ma voisine, la femme du perruquier, et je l'ai entendue descendre. Quand elle est remontée, elle est venue à ma porte, tout habillée de travers, et elle m'a dit ce mot que je n'oublierai pas : « On dit que l'Empereur est mort. » Voilà. Pas un journal, pas une affiche, pas un homme en place. Une voisine en jupon, avant l'aube, qui répète ce qu'un autre lui a soufflé dans l'escalier. C'est ainsi que la plus grande nouvelle du monde entre chez vous : par la porte de service, sans qu'on sache d'où elle vient ni si elle est vraie.

Et que disait-on, au juste ? Quelle était la teneur de ce bruit ?

On disait qu'il était tombé là-bas, sous les murs de Moscou. Qu'il n'était plus. Et aussitôt, comme si l'un ne pouvait aller sans l'autre, on ajoutait qu'il se faisait un gouvernement nouveau, que les choses allaient changer, qu'on avait vu passer des troupes en armes du côté des casernes, vers l'est. Je vous rapporte ce qui se disait, non ce que j'ai lu ou vérifié — car il n'y avait rien à lire à cette heure-là. Chacun ajoutait son détail. L'un tenait la chose d'un homme sûr, l'autre d'un garde, un troisième d'on ne savait qui. Plus la nouvelle courait, plus elle grossissait. Ce qui me frappe, à présent que j'y repense, c'est qu'on parlait de sa mort et du changement de gouvernement d'un même souffle, comme si le second découlait de la première aussi naturellement que la nuit du soir. Personne ne montrait rien. On se passait un bruit, pas une preuve.

Quelle a été votre première pensée, en entendant cela ?

Je vais vous surprendre, peut-être. Ma première pensée n'a pas été pour l'Empire. Elle a été pour lui, pour mon mari. On me dit : l'Empereur est mort sous les murs de Moscou — et moi, dans l'instant, je ne vois pas un trône vide, je vois une armée là-bas, immense, à des centaines de lieues, dont il est. Je me suis dit : si l'Empereur est tombé au milieu d'eux, dans quel désordre sont-ils ? qu'advient-il de tous ces hommes ? qu'advient-il du mien ? Une femme dans ma situation ne lit pas les nouvelles comme les lisent les hommes qui discutent au café. La grande affaire de l'État, je l'entends d'abord comme une affaire qui me touche au plus près. On m'annonce la mort d'un empereur, et c'est le nom de mon mari qui me monte aux lèvres. Je crois que beaucoup de femmes, cette nuit, ont fait le même chemin que moi sans se l'avouer.

Qu'avez-vous vu de la ville, dans ces heures-là ? Êtes-vous sortie ?

Un peu, oui, quand le jour a commencé de poindre — on ne tient pas en place avec une pareille chose dans la tête. Je vous dirai franchement ce que j'ai vu et ce que j'ai cru voir, car dans ces moments les deux se mêlent. J'ai vu des gens aux fenêtres, des groupes qui se formaient au coin des rues et se défaisaient, des boutiques qui hésitaient à ouvrir. J'ai cru entendre, au loin, des mouvements de troupe, un roulement, des ordres — mais était-ce la garde qui prenait son service comme tous les matins, ou quelque chose d'extraordinaire ? Je serais incapable de le jurer. Il y avait surtout un silence par-dessus, un silence qui n'était pas celui du matin ordinaire. Les gens se regardaient sans se parler, ou se parlaient tout bas. On aurait dit une ville qui retient son souffle en attendant qu'on lui dise si elle doit avoir peur. Je ne vous donne pas là un fait daté, une heure précise : je vous donne la couleur de ces heures, telles que je les ai traversées.

Derrière la peur pour votre mari, y avait-il aussi une crainte plus large ?

Il y en avait une, et elle m'a saisie d'un coup, comme un vertige. Je me suis dit : mais alors, tout cela ne tenait donc qu'à un seul homme ? Toute cette grandeur, cet ordre, cette paix des rues où je marche chaque jour — il aurait suffi qu'une vie s'éteigne là-bas, à des semaines d'ici, pour que tout vacille en une nuit ? Cela m'a paru effrayant. Et il y a une chose qui m'a serré le cœur plus que les autres : dans tout ce qu'on se répétait, je n'ai pas entendu un mot de l'enfant. On parlait d'un gouvernement nouveau, d'hommes qui prendraient la place — mais du fils, du petit Roi de Rome, personne ne disait rien. Comme s'il ne comptait pas, comme s'il n'existait pas. Je suis mère, monsieur. Qu'on pût, dans le trouble d'une nuit, oublier si complètement un enfant, cela m'a fait plus froid encore que le reste. Je ne vous dis pas là ce qu'il fallait penser ; je vous dis ce que j'ai ressenti, sur le moment, femme parmi les femmes.

Puis le soulagement est venu. Comment ?

Avec le grand jour, et avec les affiches. On a placardé, dans la matinée, de quoi rassurer la ville : l'Empereur se porte bien, il n'y a rien de vrai dans ce qu'on avait dit, un homme a abusé de la crédulité de quelques-uns, on l'a arrêté, l'ordre règne. Je n'ai pas lu chaque mot de mes propres yeux — on se répétait la teneur d'un groupe à l'autre plus vite qu'on ne pouvait s'approcher du papier. Mais le sens y était : la nouvelle de la nuit était fausse. Je vous avoue que mes jambes ont failli me manquer. Songez : en l'espace d'une matinée, on passe de « l'Empereur est mort et tout s'écroule » à « l'Empereur vit et ce n'était qu'un imposteur ». On vous fait tomber, puis on vous relève, en quelques heures. C'est une chose étrange à vivre. Le cœur ne suit pas si vite que les nouvelles ; longtemps après qu'on m'eut rassurée, je tremblais encore.

Et pourtant, m'avez-vous dit, votre soulagement n'était pas entier.

Il n'était qu'à moitié, monsieur, et c'est là toute ma vérité. On m'apprenait que l'Empereur vivait ; j'en étais soulagée, sincèrement, pour lui et pour nous tous. Mais dans le même moment je mesurais que cette bonne nouvelle-là ne me disait rien de la seule qui m'importe. L'Empereur vit — soit. Et mon mari ? De lui, je ne savais rien de plus qu'hier, rien de plus que la semaine dernière. La frayeur de la nuit s'est dissipée comme un mauvais rêve ; mais l'autre inquiétude, la vraie, celle qui dure, elle était toujours là, intacte, à m'attendre une fois l'alarme passée. Voyez-vous, la nuit m'avait fait peur d'un grand malheur imaginaire ; le jour m'a rendue à mon malheur réel, qui est cette absence de nouvelles. Et celui-là, aucune affiche ne vient le démentir au matin.

Parlez-nous de ces nouvelles qui n'arrivent plus. Depuis quand êtes-vous sans lettre ?

Sa dernière lettre, je l'ai reçue il y a plusieurs semaines — je ne vous dirai pas la date au jour près, car je l'ai tant relue que je ne sais plus si je me souviens du cachet ou de mon envie de me le rappeler. Elle était brève, gaie même, comme il les fait toujours pour ne pas m'alarmer. Il parlait de la marche, de la fatigue, de camarades, il me disait de bien tenir la maison et d'embrasser les enfants. Je l'ai relue cent fois. On finit par y chercher des choses qui n'y sont pas — un mot qui voudrait dire ceci, un silence qui voudrait dire cela. C'est une folie, je le sais. Il faut comprendre que le courrier de là-bas met bien près de trois semaines à nous venir, qu'il passe par des estafettes, de relais en relais, que les lettres des soldats voyagent en franchise mais s'égarent, s'accumulent, se perdent. Alors quand rien n'arrive, on ne sait jamais lequel c'est : est-ce que sa lettre est en route, arrêtée quelque part sur ces immenses chemins ? ou est-ce qu'il n'y a plus de lettre parce que... Non. Je ne finis pas cette phrase. L'absence de lettre, monsieur, ce n'est pas une nouvelle ; c'est une énigme qu'on se pose du matin au soir sans jamais la résoudre.

Et les nouvelles publiques, les Bulletins de l'armée ? Ne vous apportent-ils pas quelque apaisement ?

J'y cours, comme tout le monde. Dès qu'on placarde un Bulletin, dès qu'il paraît quelque chose au Moniteur, les femmes de notre sorte sont là, à lire par-dessus les épaules. Mais je vais vous dire ce qu'il en est : ces Bulletins parlent de l'armée, de ses mouvements, de ses succès — jamais de mon capitaine à moi. On y apprend une grande bataille gagnée, une ville prise ; on n'y apprend pas si l'homme qu'on aime en est sorti vivant. Et puis, depuis quelque temps, ils se font rares. La dernière grande nouvelle qu'on nous ait donnée, c'est l'entrée dans Moscou — et cela remonte déjà à des semaines. Depuis, peu de chose, ou rien qui vaille. Ce silence des Bulletins, joint au silence de sa main, fait deux nuits l'une sur l'autre. On guette la moindre ligne. On la relit, on la retourne, on essaie d'y loger un espoir. Mais un Bulletin qui dit « l'armée se porte bien » ne dit pas que votre mari se porte bien. Il ne le dit jamais.

Comment vit-on, dans cette attente ? Qu'est-ce qui remplit vos journées ?

On vit, monsieur. C'est le plus étrange : on continue de vivre. Il faut bien. La maison ne se tient pas toute seule, les enfants ont faim et froid comme les enfants de tout le monde, il y a l'argent qu'il faut ménager — car la solde ne fait pas des miracles et l'on ne sait jamais de combien de temps il faudra la faire durer. Alors je tiens le ménage, je fais les comptes, je réponds aux enfants qui demandent quand leur père reviendra, et à qui je dis « bientôt » sans en rien savoir. Le plus dur n'est pas l'ouvrage ; c'est le dedans. On guette. On guette le pas du facteur, l'estafette qui passe, le voisin qui rentre avec un journal. On apprend à lire les visages : quand quelqu'un vient à vous avec un certain air, le cœur s'arrête avant qu'il ait ouvert la bouche. Et il y a le regard des autres, aussi. On vous plaint, ou l'on vous évite, ou l'on vous questionne. On voudrait qu'on vous laisse à votre attente, tout simplement, sans avoir à faire bonne figure. Voilà nos journées : une besogne ordinaire par-dessus, et dessous, du matin au soir, cette oreille tendue vers une nouvelle qui ne vient pas.

On dit que les femmes d'officiers se retrouvent, se soutiennent. Est-ce vrai ?

C'est vrai, et c'est peut-être ce qui me tient debout. On se retrouve du côté de la rue Saint-Dominique, aux abords du ministère de la Guerre. Nous y allons pour quêter une nouvelle — savoir si l'on a des listes, si tel régiment a donné signe, si un blessé a été évoqué, un prisonnier nommé quelque part. On y voit des femmes de toute sorte, des dames et de plus modestes, mêlées par la même peine. On s'aborde sans façon, ce qui ne se ferait pas ailleurs. Une me dit : « avez-vous entendu tel nom ? » ; une autre : « on m'a parlé d'un tel, blessé, remis, écrivez donc à sa famille ». On se transmet des noms, des bruits, des demi-espoirs. Je ne veux rien affirmer de ce qui s'y raconte — ce sont des femmes inquiètes qui se répètent ce qu'elles ont glané, et l'espérance fait dire bien des choses. Mais de savoir qu'on n'est pas seule à trembler, cela soulage. On se comprend d'un regard. On repart un peu moins lourde, non qu'on ait appris quelque chose de sûr, mais parce qu'on a été entendue.

Un dernier mot, madame. En quittant cette journée, à quoi pensez-vous ?

Je pense à des choses toutes simples, monsieur. Ce soir, en rentrant, j'ai fait rentrer du bois — c'est la saison, les jours raccourcissent, l'air a tourné, on commence à sentir l'hiver qui vient chez nous. Et voilà que, le bois dans les bras, je me suis prise à songer que là-bas aussi la saison doit tourner, sur ces terres si loin, et qu'il fait sans doute plus rude encore que chez nous. Rien de plus : une pensée qui passe, comme cela, en rangeant des bûches, pendant qu'à Paris chacun se prépare pour l'hiver dans sa maison bien close. Je ne sais rien de ce qu'il vit à cette heure ; je ne sais même pas s'il a de quoi se couvrir. Alors je fais ce que je peux faire, qui n'est rien : je rentre le bois, je borde les enfants, j'allume la chandelle, et je garde une place à table dans ma tête. On m'a rassurée aujourd'hui sur l'Empereur. Sur lui, personne ne me rassure. Je vais me coucher avec cela, comme hier, comme demain sans doute. Voilà où j'en suis. Je n'ai rien de plus à vous dire, et rien de plus certain.

Le contexte

Dans la nuit du 22 au 23 octobre 1812, un bruit s'est répandu dans Paris annonçant la mort de l'Empereur « sous les murs de Moscou » et un changement de gouvernement ; au matin, des affiches ont démenti et rassuré la population.

L'alarme est née de l'entreprise d'un général évadé, qui, muni d'un faux acte annonçant la mort de Napoléon et la fin de l'Empire, a un temps abusé une garde et fait ouvrir des mesures dans la capitale avant d'être démasqué.

Des autorités de la police et de la préfecture ont été un moment inquiétées durant la matinée ; l'imposteur a été arrêté avant midi le 23 octobre et l'ordre est revenu dans la journée.

Les Parisiens s'informent de la campagne par le Moniteur universel et par les Bulletins de la Grande Armée affichés en placards ; le dernier grand jalon rendu public est l'occupation de Moscou par la Grande Armée à la mi-septembre.

Depuis l'annonce de la prise de Moscou, les nouvelles publiques de l'armée se sont faites rares et tardives.

Le courrier des armées de Russie met environ trois semaines à parvenir à Paris, acheminé d'estafette en estafette ; les lettres de soldats voyagent en franchise militaire et se perdent fréquemment.

Les familles d'officiers cherchent des nouvelles aux abords du ministère de la Guerre, rue Saint-Dominique.

État des informations

Entretien fictif et reconstitué, daté de Paris, le 23 octobre 1812 au soir. L'interviewée est un personnage composite, représentatif des épouses d'officiers parisiennes de l'automne 1812. À cette date, notre rédaction ne connaît de la campagne de Russie que la victoire de la Moskova et l'occupation de Moscou ; le reste est silence. L'édition s'en tient à ce qui est connaissable ce jour-là et ne préjuge en rien de la suite de la campagne ni du sort des armées.

Ce que l’on sait

  • Un faux bruit annonçant la mort de l'Empereur et la chute de l'Empire a circulé dans Paris durant la nuit du 22 au 23 octobre 1812 ; il a été démenti dans la matinée par des affiches assurant que l'Empereur était vivant.
  • L'auteur de la mystification, un général évadé porteur d'un faux document, a été arrêté avant midi le 23 octobre ; l'ordre public a été rétabli dans la journée.
  • La dernière grande nouvelle publique de la campagne connue à Paris est l'occupation de Moscou par la Grande Armée à la mi-septembre 1812.
  • Le courrier des armées de Russie parvient à Paris avec un délai d'environ trois semaines et subit des pertes fréquentes.

Ce que l’on ignore

  • Le sort du mari de l'interviewée, capitaine aux armées, est totalement inconnu : ni sa position, ni son état ne sont établis, et l'absence de lettre ne peut être interprétée.
  • L'état réel et la situation de la Grande Armée en Russie depuis l'occupation de Moscou ne sont pas connus à Paris à cette date.
  • La suite de la campagne ne peut être anticipée d'aucune manière.

Sources historiques utilisées

secondary

Coup d'État de Malet (1812) — Wikipédia FR

Nuit du 22 au 23 octobre 1812 : évasion du général de la maison de santé du docteur Dubuisson, faux sénatus-consulte annonçant la mort de Napoléon « le 7 octobre sous les murs de Moscou » et la chute de l'Empire, cohorte de la garde nationale abusée à la caserne Popincourt, libération de Lahorie et Guidal à la Force, autorités arrêtées puis rétablissement de l'ordre et arrestation de l'imposteur avant midi le 23 octobre.

secondary

Campagne de Russie — Wikipédia FR

Repères connus à Paris à la fin d'octobre 1812 : bataille de la Moskova (7 septembre) et occupation de Moscou (14 septembre, bulletin publié au Moniteur début octobre), état des communications avec l'armée.

editorial-reconstruction

Reconstitution éditoriale — Aujourd'hui

Entretien fictif : les propos prêtés à Madame Delaunay, personnage composite, imitent un témoignage recueilli par un journal du moment, sans citation authentifiée, et s'en tiennent à l'horizon du 23 octobre 1812.

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