← Retour à l’édition Entretien

Entretien | Le maréchal Mortier : la défense du nord, et ce qu’une capitulation de place engage

Codéfenseur de Paris, le duc de Trévise a tenu l’aile gauche face à l’armée de Silésie tout au long du 30 mars. Au soir de l’entrée des souverains dans la capitale, il revient pour nous sur la journée des hauteurs, sur les conditions qu’il a posées avant de laisser traiter, et sur ce qu’une convention de place règle — et ne règle pas.

Propos recueillis par notre rédaction 31 mars 1814, 21h00 12 min de lecture

Paris, ce jeudi 31 mars, au soir. La ville est aux mains des vainqueurs depuis midi ; les souverains coalisés sont entrés par les barrières du nord, et l’on voit encore, aux carrefours, les faisceaux des sentinelles étrangères. Les corps français, eux, ne sont plus dans la place : ils se sont retirés vers le sud dès le matin, par le pont d’Austerlitz et la barrière de Fontainebleau, emportant leur artillerie. C’est de ce mouvement de retraite, à peine achevé, que nous avons voulu entendre parler l’un des deux hommes qui ont tenu les hauteurs la veille.

Le maréchal Édouard Mortier, duc de Trévise, est de ceux dont la stature se remarque avant que la parole ne se fasse : ce géant né au Cateau-Cambrésis, colonel-général de l’artillerie et des marins de la Garde, passe dans les camps pour un homme de terrain, franc jusqu’à la rudesse, qui parle des choses de la guerre comme un artilleur parle de ses pièces — sans ornement. Maréchal depuis 1804, il commandait, le 30 mars, l’aile gauche de la défense, au nord, face à l’armée de Silésie du feld-maréchal Blücher. Il porte encore Fère-Champenoise, cette rude journée du 25 mars où son corps et celui de Marmont furent enfoncés en rase campagne, six jours avant de venir se ranger sous les murs de Paris.

Après les voix politiques — celles qui, rue Saint-Florentin, disputent déjà du gouvernement à venir —, nous avons cherché une voix militaire. Non pour qu’elle tranche ce que nul ne peut trancher ce soir, mais pour qu’elle dise, dans sa langue, ce que fut la journée, et ce qu’engage au juste l’acte qui a livré la ville. Le maréchal a bien voulu répondre.

Grand entretien

Le maréchal Édouard Mortier, duc de Trévise

Note de rédaction : entretien fictif et reconstitué à la manière maison. Le maréchal Mortier n’a accordé aucune entrevue à notre journal ; les réponses que nous lui prêtons sont une mise en scène, assemblée d’après les faits établis de la journée du 30 mars et le caractère qu’on lui reconnaît — la loyauté, la franchise, la bravoure d’un homme de terrain. Rien ici n’est une citation authentifiée. L’entretien se tient à l’horizon strict du soir du 31 mars 1814 : aucune information postérieure n’y est introduite. Rappel biographique : Édouard Mortier, duc de Trévise, maréchal d’Empire depuis 1804, colonel-général de l’artillerie et des marins de la Garde, fut l’un des deux codéfenseurs de Paris le 30 mars, tenant le secteur nord face à l’armée de Silésie.

Maréchal, vous arrivez devant Paris au sortir de Fère-Champenoise, où vos troupes ont été rudement éprouvées. Dans quel état, et avec quoi, vous êtes-vous mis en position au matin du 30 ?

Dans l’état d’un corps qui s’est battu et qui a marché sans repos. Le 25, en avant de Fère-Champenoise, nous avons été pris en rase campagne par une cavalerie très supérieure, et il a fallu se dégager pied à pied ; on ne sort pas indemne d’une pareille journée. De là, nous avons gagné Paris par étapes forcées, ralliant ce qui pouvait l’être. Au matin du 30, je n’avais sous la main que des débris de divisions, ma jeune Garde, et ce que Marmont et moi avions pu ramener — quelques milliers de fantassins, une artillerie qui avait beaucoup donné. Nous avons pris nos positions au nord comme on se poste quand on n’a plus le choix du terrain : là où l’ennemi allait venir, et où il fallait bien qu’il trouvât quelqu’un.

Quel était précisément votre secteur, et qui aviez-vous en face ?

Je tenais la gauche, du côté de La Villette et de La Chapelle, en avant sur la plaine de Saint-Denis, et je m’appuyais à droite vers les pentes qui montent à Montmartre, du côté de Clichy. En face de moi, c’était l’armée de Silésie, celle de Blücher, et ses colonnes cherchaient dès le matin à déborder ma gauche par la plaine — Langeron poussait de ce côté pour tourner la position et gagner les hauteurs. Vous comprenez ce que cela veut dire pour un artilleur : tenir une ligne qu’on veut envelopper, c’est reculer son aile à mesure, refuser le flanc, et faire payer chaque pas de terrain assez cher pour que l’ennemi ne l’emporte pas d’un seul élan. Voilà à quoi la matinée s’est passée.

Pouvez-vous nous dire comment la journée s’est déroulée, heure par heure, autant que la mémoire d’un homme qui commande le permet ?

Le feu s’est ouvert de bonne heure, vers six heures du matin, sur toute la ligne, et il n’a plus cessé. Nous avons d’abord tenu en avant, sur la plaine ; La Villette a été disputée, prise, reprise — je l’ai fait reprendre une fois, et il a fallu ensuite l’abandonner, parce que la masse revenait toujours plus forte et qu’on ne pouvait s’y faire tuer sans profit. Vers le milieu du jour, la gauche pliait sous le nombre ; j’ai ramené mon monde sur une seconde ligne, plus près des barrières, entre deux et trois heures de l’après-midi, pour ne pas laisser couper mes communications avec la ville. C’est là que nous nous sommes accrochés le plus durement, l’artillerie à découvert, tirant tant qu’il restait de la poudre. On ne recule pas d’un pareil terrain sans laisser du monde dessus.

Vous aviez à vos côtés la garde nationale et les élèves des écoles, qui ne sont pas des soldats de métier. Que valaient ces hommes-là dans une pareille journée ?

Ils valaient mieux que ce que j’en attendais, et je le dis sans flatterie, parce qu’un vieux soldat ne flatte pas des bourgeois et des enfants. La garde nationale a tenu ses postes ; il y avait là des pères de famille qui n’avaient jamais entendu siffler une balle et qui n’ont pas quitté la ligne. Quant aux élèves des écoles — ceux de l’artillerie, les jeunes gens de Polytechnique —, ils ont servi les pièces avec un sang-froid que bien des vétérans leur envieraient. On ne fait pas d’un écolier un grenadier en un matin, et je n’allais pas leur demander ce qu’ils ne pouvaient donner ; mais du courage, de la tenue, l’obéissance sous le feu, cela ils l’avaient, et cela vaut cher quand la ligne est mince.

Montmartre est tombée sur le soir, et c’est de là, dit-on, que la ville a été jugée perdue. Étiez-vous le défenseur de la butte ?

Non, et je ne veux pas me parer de ce qui fut la charge d’autres que moi. Je couvrais l’accès du nord et la plaine ; la butte de Montmartre et la barrière de Clichy, c’était plutôt le secteur du maréchal Moncey, avec sa garde nationale et les élèves, du côté de la droite. Que la hauteur ait été emportée sur la fin du jour, cela je le sais comme tout le monde le sait ce soir ; mais je n’étais pas dessus, et je n’irai pas dire que je l’ai défendue. On se bat mieux dans l’histoire quand on ne prend pas la place du voisin. J’ai tenu ce que j’avais à tenir ; qu’on demande à d’autres compte de ce qu’ils ont tenu.

Le prince Joseph, à qui était confié le gouvernement de la capitale, a quitté la ville dès la matinée. Qu’en avez-vous su, et que cela vous laissait-il ?

Je l’ai su comme on apprend ces choses au milieu du feu : par un aide de camp, tard, quand il n’y avait plus à y revenir. Le prince, qui commandait au-dessus de nous depuis les hauteurs, s’est retiré dans la matinée, en nous laissant, à Marmont et à moi, l’autorisation de traiter si la position devenait intenable. Ce que cela me laissait ? La bataille sur les bras, et la ville sur la conscience. Un chef qui s’en va, cela ne change rien à ce qu’un soldat doit faire tant qu’il a des cartouches ; mais cela veut dire qu’on se bat désormais sans personne au-dessus de soi pour prendre la décision qu’un homme n’aime pas prendre. Nous avons continué à nous battre. Le reste, il faudrait bien s’y résoudre le soir venu.

Quand il a été question de traiter, on rapporte que vous avez d’abord refusé, faute d’en avoir la qualité. Qu’avez-vous exigé avant d’y consentir ?

J’ai refusé, oui, et je le referais. Un maréchal qui commande un corps n’a pas, de lui-même, qualité pour capituler une capitale ; ce n’est pas une redoute qu’on rend sur sa seule signature. J’ai dit que je ne traiterais pas sans un ordre, et un ordre écrit. Marmont m’a fait tenir l’autorisation que le prince Joseph nous avait laissée en partant — l’écrit qui nous remettait le soin de traiter si la ville ne pouvait plus être tenue. C’est sur ce fondement-là, et non sur mon bon plaisir, que j’ai consenti à ce qu’on entrât en pourparlers. Je voulais que mon nom, s’il devait figurer quelque part, reposât sur un ordre reçu, et non sur l’initiative d’un homme découragé. On n’engage pas l’honneur d’une armée à la légère.

À quel moment, et sur quel fondement, avez-vous accepté la suspension des feux ?

Vers cinq heures du soir, quand il fut clair que tenir davantage ne sauvait plus la ville et ne faisait que l’exposer à l’assaut. Nous avons agi de concert, Marmont et moi, chacun sur son secteur, non l’un contre l’autre : les feux ont cessé quand les parlementaires ont commencé d’aller et de venir. Les premiers pourparlers se sont noués là où l’on se trouvait, dans un cabaret de La Villette — un lieu sans gloire, mais c’est souvent dans ces endroits-là que finissent les journées. Un armistice de fait s’est établi le temps qu’on discutât des conditions. Je n’ai accepté de faire taire mes pièces que lorsque j’ai tenu pour certain qu’en continuant je ferais tuer des hommes pour une ville déjà perdue militairement. Un artilleur sait quand sa dernière volée ne sert plus à rien.

La convention a été signée cette nuit, chez le maréchal Marmont, par des officiers. Quelle fut au juste votre part ?

Ma part fut de tenir mon secteur toute la journée, d’exiger l’ordre écrit avant qu’on traitât, et d’agir de concert pour la suspension des feux. La convention elle-même, l’acte signé dans la nuit, ce sont des officiers qui l’ont portée à la table — Fabvier et Damrémont pour Marmont, en face des comtes russes, Orlov et Paar. Je n’ai pas tenu la plume, et je ne me donnerai pas pour ce que je ne suis pas : je ne suis pas signataire de cette pièce. Chacun sa besogne dans une pareille nuit. La mienne fut sur le terrain, et dans les conditions que j’ai posées avant qu’on écrivît quoi que ce fût. Que d’autres aient tracé les lignes de l’accord ne m’ôte ni ne m’ajoute rien ; je réponds de ce que j’ai fait, pas de la signature d’autrui.

Que règle au juste cette capitulation, et que ne règle-t-elle pas ? Beaucoup, dans la ville, y voient bien plus qu’un acte militaire.

Et ils ont tort, et c’est là qu’il faut être précis, car de cette confusion naissent toutes les rumeurs. Ce qui a été signé est une convention de place, rien d’autre. Elle fait cesser les combats ; elle règle l’évacuation ordonnée de nos corps — celui de Marmont, le mien, celui de Compans — avec leur artillerie ; elle remet la ville pour lui épargner l’assaut et le sac, qui est ce qu’une capitale prise de vive force peut connaître de pire. Voilà ce qu’elle règle. Elle ne dispose ni du gouvernement, ni de la couronne, ni du sort de la France : de cela, un maréchal n’a pas le droit de traiter, et nous n’en avons pas traité. Nous avons livré une ville devenue militairement intenable ; nous n’avons pas livré l’Empire. Qu’on ne mette pas dans cet acte ce qui n’y est pas.

L’étranger est entré dans Paris ce midi. Comment un soldat vit-il cela, et où loge l’honneur des armes dans une ville qu’on a rendue ?

On le vit mal, monsieur, je ne vous ferai pas l’injure de vous dire autrement. Voir des souverains étrangers entrer par nos barrières, c’est une humiliation, et je ne la déguise pas : la nation la ressent, et je la ressens comme elle. Mais l’humiliation d’un peuple n’est pas le déshonneur de ses soldats. Nous nous sommes battus du matin au soir, à un contre trois ou quatre, et nous n’avons quitté la ligne que lorsqu’il n’y avait plus de ligne à tenir. La ville a été épargnée de l’assaut et du sac ; les habitants dorment ce soir dans leurs murs, et non dans les ruines. On m’a demandé de rendre une place, non de la trahir : c’est une chose triste, ce n’est pas une chose honteuse. Quant à ce que la journée a coûté à l’ennemi, on avance des chiffres, on parle de milliers d’hommes ; je n’en garantis aucun. On sait ce qu’on perd, on ne sait jamais bien ce que l’autre a perdu.

Où sont vos troupes à cette heure, et où va le devoir d’un maréchal quand l’Empereur est loin ?

Mes troupes ont évacué la place ce matin, en même temps que celles de Marmont, par le pont d’Austerlitz et la barrière de Fontainebleau ; elles se rassemblent au sud, du côté de Villejuif, où je vais les rejoindre. Un corps qui se retire en bon ordre, avec ses pièces, n’est pas un corps défait : c’est une force qu’on garde pour ce que l’on demandera d’elle. Où va le devoir, me demandez-vous ? Il va où il a toujours été : à l’Empereur, et à l’armée qu’il m’a confiée. Où se trouve l’Empereur à cette heure, et ce qu’il ordonnera, je l’ignore comme vous l’ignorez — nul, ce soir, ne peut le dire. Mais un maréchal n’a pas à deviner l’avenir pour savoir son devoir. Je rejoins mes hommes, je les tiens en état, et j’attends les ordres. Le reste ne m’appartient pas.

Le contexte

Le 25 mars 1814, à Fère-Champenoise, les corps des maréchaux Marmont et Mortier furent enfoncés en rase campagne par la cavalerie coalisée avant de se replier sur Paris.

Le 30 mars 1814, la défense de Paris reposa sur les corps de Marmont (secteur nord-est, de Montreuil à Pantin) et de Mortier (aile gauche, au nord, vers La Villette, La Chapelle et la plaine de Saint-Denis), soutenus par la garde nationale et les élèves des écoles.

Mortier faisait face à l’armée de Silésie du feld-maréchal Blücher, dont le corps de Langeron chercha à envelopper la gauche française et concourut à l’enlèvement de la butte de Montmartre en fin de journée.

Le prince Joseph, frère de l’Empereur et chargé du gouvernement de la capitale, quitta son poste des hauteurs et la ville dans la matinée du 30 mars, laissant aux maréchaux l’autorisation écrite de traiter.

La suspension des feux intervint dans la soirée du 30 mars ; les premiers pourparlers se nouèrent dans un cabaret de La Villette.

La capitulation de Paris fut signée vers deux heures du matin, le 31 mars, par les officiers de Marmont (Fabvier et Denys de Damrémont) face aux comtes Orlov et Paar ; elle réglait l’évacuation ordonnée des corps français et la remise de la ville.

Le 31 mars au matin, les corps français évacuèrent la place par le pont d’Austerlitz et la barrière de Fontainebleau, se repliant vers le sud ; à midi, les souverains coalisés firent leur entrée par les barrières du nord.

État des informations

Entretien fictif et reconstitué à la manière maison, daté du soir du 31 mars 1814. Le maréchal Mortier n’a accordé aucune entrevue ; ses réponses sont une mise en scène assemblée d’après les faits établis de la journée du 30 mars et son caractère attesté. L’édition s’en tient à ce qui est connaissable à ce jour : la ville est occupée, les corps français retirés vers le sud, le sort de l’Empereur et le gouvernement à venir demeurent inconnus. Rien n’en est préjugé.

Ce que l’on sait

  • Mortier a commandé l’aile gauche de la défense de Paris, au nord, le 30 mars 1814, face à l’armée de Silésie de Blücher.
  • Le prince Joseph a quitté la ville dans la matinée du 30 mars, laissant aux maréchaux l’autorisation écrite de traiter.
  • La suspension des feux a été obtenue dans la soirée du 30 mars, de concert entre Marmont et Mortier, et des pourparlers se sont noués à La Villette.
  • La capitulation a été signée dans la nuit par les officiers de Marmont (Fabvier, Damrémont) face aux comtes Orlov et Paar ; c’est une convention de place réglant l’évacuation des troupes et la remise de la ville.
  • Les corps français ont évacué Paris le 31 mars au matin par le pont d’Austerlitz et la barrière de Fontainebleau, vers le sud, avant l’entrée des souverains coalisés à midi.

Ce que l’on ignore

  • On ignore, ce soir, où se trouve l’Empereur et ce qu’il entend faire.
  • Le gouvernement qui succédera à celui qui vient de tomber n’est nullement arrêté.
  • Le bilan exact des pertes des deux journées ne peut être établi ; les chiffres avancés ne sont qu’estimations, et aucun chiffre de pertes coalisées ne peut être tenu pour sûr.

Sources historiques utilisées

secondary

Bataille de Paris (1814) — encyclopédie Wikipédia

Consulté pour le déroulé du 30 mars : le secteur nord tenu par Mortier (La Villette, La Chapelle, plaine de Saint-Denis) face à l’armée de Silésie de Blücher et à l’enveloppement de Langeron, la chute de Montmartre en fin de journée (secteur Moncey, garde nationale et élèves), la suspension des feux dans la soirée, la convention signée dans la nuit (cabaret de La Villette ; Fabvier et Damrémont face à Orlov et Paar) et l’évacuation des corps français par le sud le 31 mars au matin.

secondary

Édouard Mortier — encyclopédie Wikipédia

Biographie du maréchal, duc de Trévise : naissance au Cateau-Cambrésis en 1768, maréchal d’Empire depuis 1804, colonel-général de l’artillerie et des marins de la Garde, commandement de l’aile gauche à la défense de Paris et au combat de Fère-Champenoise du 25 mars 1814.

secondary

Mars-avril-mai 1814 : de la capitulation au traité de Paris (napoleon.org)

Chronologie consultée pour la nature de la capitulation du 30-31 mars (convention de place réglant l’évacuation des corps et la remise de la ville) et l’entrée des souverains coalisés dans Paris le 31 mars. On s’en tient, pour cet entretien, à ce qui est connaissable au soir du 31 mars.

editorial-reconstruction

Reconstitution éditoriale — Aujourd’hier

Entretien fictif : les réponses prêtées au maréchal Mortier imitent un échange de presse du soir du 31 mars 1814, sans citation authentifiée. La voix — militaire, loyale, franche — est composée d’après le caractère attesté du duc de Trévise ; aucune information postérieure au 31 mars n’y est introduite, et le maréchal n’y est jamais donné pour signataire de la capitulation.

Articles liés